Elle(s)

Elle(s)“, Inadéquation spatio-temporelle n° 505 : magazine hebdomadaire de jeux, jouets & modèles comportementaux adultes féminins, bug d’affichage simultané de plusieurs couvertures de 2013 à 2020, normalement séparées d’1 semaine chacune.

Dans quelques années, la réalité augmentée s’impose partout, y compris pour lire des revues.
On peut cependant supposer que des bugs d’affichage subsistent, faisant apparaître furtivement de surprenants phénomènes.
Au lieu de les zapper, figeons-les, pour mieux les observer.

J’imagine un programme, responsable qualité d’affichage de la réalité augmentée, qui constate des bugs et les répertorie méthodiquement.

 

Superposition graphique pour parler de superposition mémorielle

Mes Inadéquations spatio-temporelles me servent ici de prétexte pour parler du grand bouillon mémoriel dans lequel plongent les milliers d’images et de messages qui nous atteignent.

Semaine après semaine, les images et les messages s’empilent. Les messages précis s’oublient, tout se confond, mais pas pour disparaître, loin de là.

“Magazine hebdomadaire de jeux, jouets & modèles comportementaux adultes féminins”

C’est ainsi que j’imagine qu’un programme d’intelligence artificielle pourrait le définir 😉

Dans le cas de la presse de mode féminine, cet empilement crée un message d’ensemble, une idée de la ligne de conduite à suivre pour être une femme accomplie. Une véritable déesse même, dans ses actes et bien sur, sa beauté. Pour moi cela perpétue la mythologie de la déesse de la beauté.

Ce n’est pas seulement la photographie de mode qui perpétue le travail des peintres et sculpteurs antiques puis classiques (voir mon texte sur Les Nouvelles Métamorphoses 2013), c’est toute la presse féminine.

Dans un axe totalement différent, voir également cette autre réinterprétation de l’empreinte mémorielle : Cosmopolitan n° 430.